ACTUALITE LA UNE

Crise togolaise : L’inclusivité, l’autre patate chaude

Spread the love

Depuis dimanche dernier, le pouvoir togolais et la Coalition des 14 formations politiques (C14) se retrouvent dans la capitale guinéenne. Auprès du co-facilitateur Alpha Condé, les deux parties prenantes de la crise, sous l’égide du Comité de suivi de la Cedeao, ont évalué le chemin parcouru dans la mise en œuvre de la feuille de route. Un round sensé redonner au processus de sortie de crise, un nouveau souffle.

Conakry, le nouveau site

Pour leur troisième round, depuis l’adoption de la feuille de route de la Cedeao, le 31 juillet 2018, pouvoir et opposition se sont retrouvés à Conakry. Les ministres Gilbert Bawara, Payadowa Boukpessi et Yark Damehame, d’une part et Brigitte Kafui Adjamagbo, Jean-Pierre Fabre, Yawovi Agboyibo, Aimé Gogue, Dr Sama, Antoine Foly, Eric Dupuy, Targone et Adjamgba, de l’autre, ont passé en revue, les différents actes posés par chacune des parties, dans la perspective d’une sortie de crise apaisée et consensuelle.

La position de la C14

Si du côté de la majorité présidentielle, l’on évoque un processus irréversible, la C14 ne semble pas prête à fléchir sur quatre (04) points essentiels qui constituent, à ce jour, sa principale préoccupation. Il s’agit notamment de l’annulation du recensement électoral, avec son lot d’élucubrations, le report des élections sur 2019, la répartition paritaire des sièges à la Ceni, selon l’esprit du relevé de conclusions du comité de suivi, puis la libération des détenus, arrêtés dans le cadre des manifestations politiques depuis août 2017.

Le rendez-vous de Conakry aura donc le mérite de faire entendre raison le gouvernement qui, nonobstant les recommandations de la feuille de route de la Cedeao et celles du relevé de conclusions de septembre dernier, continue de jouer au dilatoire au travers du blocus artificiellement créé de toutes pièces autour du feuilleton C14-Ufc à la Ceni. Jean- Claude Brou et Kan Dapah se doivent de faire arrêter le cirque du pouvoir qui continue, tête basse, le processus électoral, avec pour obsession, le 20 décembre 2018. Or, tous les observateurs sont unanimes sur le sujet, qu’aucune élection ne saurait être crédible aux yeux de l’opinion  sans la participation de la C14.

Le prix que demande l’inclusion

Aujourd’hui, il urge que le facilitateur Alpha Condé et le Comité de suivi de la Cedeao pèsent de tous leurs poids dans la balance, en vue de garantir l’inclusion du processus que réclame ce regroupement de partis politiques. Et cela passera forcément par un acte de rétractation du pouvoir qui, jusque-là, semble donner l’impression de défier la Cedeao et ses facilitateurs.

Puisque la situation du terrain est telle que l’élaboration d’un fichier électoral accepté et acceptable par tous nécessite plus de temps aux experts commis par la Cedeao pour l’audit. Donc logiquement, aucune élection crédible n’est possible courant cette année 2018. Et pour y arriver, tous sont contraint de parler le même langage, celui de l’inclusion afin que le processus s’achève en beauté, comme préconisé par la Cedeao.

FRATERNITE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *