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Législatives 2018 : Une campagne électorale morose et huée

La campagne pour les élections législatives du 20 décembre prochain a débuté mardi 4 décembre dernier et ce pour 14 jours. Une semaine après le lancement de la campagne, l’ambiance à Lomé comme dans les grandes villes de l’intérieur du pays est loin d’être celle d’une compétition électorale.

Les formations politiques qui sont engagées pour les élections qui devraient se tenir en cette fin d’année sont officiellement en campagne depuis la semaine dernière. Cette période  est réservée aux candidats et à leurs partis pour faire la promotion de leurs programmes électoraux dans le but de récolter le plus grand nombre de voix possible dans la course au Parlement.  Pour ce faire, les partis politiques et les candidats organisent les meetings et des caravanes au cours desquels, ils exposent leurs projets de société.

Le président de fait de la CENI, le Prof. Kodjona Kadanga a dans un message, appelé à l’engagement politique et citoyen des candidats et des électeurs en vue du raffermissement de la démocratie et du triomphe du vivre ensemble dans la paix et l’harmonie. Il a, en outre, exprimé sa gratitude au gouvernement pour les dispositions prises en vue de garantir la libre circulation des candidats à l’élection dans leurs différentes circonscriptions électorales sur l’ensemble du territoire et salué l’accompagnement de la Commission de la CEDEAO dans le but de contribuer à la transparence du processus électoral en cours. Notons que la campagne se déroule sans la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise, qui s’est vu concrainte de boycotter l’ensemble du processus électoral.

Pour bien mener cette campagne, les 850 candidats en lice ont bénéficié du soutien financier de l’Etat. Une somme qui leur permet d’imprimer des affiches, des casquettes et autres t-shirts à l’effigie des candidats et de leurs partis. Mais sur le terrain, les affiches, les caravanes, les meetings se font rares. Seulement quelques petits meetings sont organisés par le parti au pouvoir.  Les autres partis se limitent à quelques sorties qui ne rassemblent pas grand monde.

Dans les villes de l’intérieur, la campagne est morose. « Je n’ai jamais vu une campagne aussi triste. A Kara, Me Tchitchao TCHALIM, tête de liste du parti UNIR dans la Kozah,  a animé son premier meeting de campagne dans le Canton de Djamdè. Accompagnés des autres candidats de cette liste, ils se sont également rendus dans le Canton d’Atchangbadè. Dans cette préfecture, de grandes manifestations publiques sont annoncées mais pour l’instant rien », nous a confié jeudi dernier un habitant de Kara, supposé être le fief de l’Union pour la République.

De même, à Lomé, la capitale la campagne ne semble pas prendre effet. Dans certains quartiers, à une semaine de la clôture de cette campagne on n’a aucune affiche des candidats. La question se pose de savoir pourquoi cette campagne est aussi morose ? La réponse est évidente.

En effet, l’appel au boycott du processus électoral émis par la Coalition de l’opposition contribue sans aucun doute à minimiser la portée de cette campagne. En outre, les manifestations organisées par l’opposition pour  bloquer le scrutin du 20 décembre prochain ont aussi porté un coup.  A cela se sont ajoutés, nombre de scènes où des candidats du parti au pouvoir ont été refoulés surtout à l’intérieur du pays une fois arrivée sur certains lieux où ils ont prévu rencontrer la base.

Tout compte fait, cette campagne restera l’une des plus moroses de l’histoire du  Togo.

FRATERNITE

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