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Sommet CEDEAO-CEEAC : Dussey offre encore « un trophée » à Faure

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Le Lundi 30 juillet s’est tenu à Lomé, le sommet conjoint des Chefs d’Etats et de Gouvernement de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) sur la paix, la stabilité, la sécurité et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent  . Cette rencontre inter régionale qui s’est achevée avec la déclaration historique de Lomé porte la patte du Président togolais Faure Gnassingbé avec celui de son homologue gabonais Ali Bongo. Mais dans l’ombre de ces deux hommes, le jeune ministre togolais des affaires étrangères RobertDussey a été le moteur central pour conduire ces deux régions vers une coopération institutionnalisée.

L’histoire retient désormais que c’est à Lomé qu’à a eu lieu le premier sommet conjoint CEDEAO-CEEAC. Une nouvelle approche coopérative qui a été tellement réussit que les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont décidé d’institutionnaliser ce rendez-vous tous les deux. A Lomé, ils ont été au total 26 délégations à prendre part à ce sommet. Au final , les Chefs d’Etat de la CEDEAO et de la CEDEAO se sont mis d’accord dans sur une déclaration commune, la déclaration de Lomé.

En effet, la déclaration de Lomé sur la paix, la sécurité, la stabilité et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, en ligne avec les normes constitutionnelles ayant cours dans les deux zones d’intégration, est un nouvel engagement qui élaguera, dans les mois à venir, les barrières pour une coopération plus élargie et efficace en matière sécuritaire. Pour ce faire, tout sera mis en œuvre pour une coopération effective et efficace dans le domaine sécuritaire impliquant les forces de défense et de sécurité, la société civile et particulièrement les autorités religieuses des Etats membres des deux institutions sous régionales.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont également décidé de prévenir les conflits, promouvoir la paix et la stabilité dans les régions, à travers notamment la mise en place et le renforcement aux niveaux national et régional du mécanisme d’alerte précoce et des réponses rapides aux crises impliquant la société civile, les leaders d’opinion, les femmes et les jeunes.

Et bien d’autres décisions ont été prises pour trouver des pistes de solution aux problèmes posés par le changement climatique, le conflit entre éleveur et agriculteur. « Les Chefs d’Etat et de gouvernement décident de mettre en place un comité ministériel de suivi de la mise en œuvre des décisions du présent Sommet conjoint qui doit se réunir une fois l’an », a souligné le communiqué final lu par Robert Dussey, le ministre des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration.

Et justement, le chef de la diplomatie togolaise a été l’un des maillons essentiels pour que ce premier sommet inter régional soit couronné de succès.

Dussey offre encore « un trophée » à Faure

Pour que l’ensemble des délégations s’accordent une déclaration commune et acceptent de pérenniser ce sommet dont le prochain se tiendra en 2020 au Tchad, il a fallu une véritable stratégie diplomatique dont le chef d’orchestre n’est autre que Robert Dussey. Selon une source proche de la présidence de Lomé II, Faure Gnassingbé aurait demandé au chef de la diplomatie togolaise « de faire le maximum pour que ce sommet rentre dans l’histoire ». C’est désormais chose faite. « Le ministre Dussey est un grand diplomate. Il a été exceptionnel lors de nos différentes réunions. On comprend mieux pourquoi, le Togo a retrouvé son lustre d’antan dans le concert des nations. J’ai beaucoup d’admiration pour lui », a confié un diplomate gabonais en marge du sommet conjoint.

En fait, la réussite de ce sommet n’est qu’un trophée de plus qu’offre Robert Dussey à son patron. En effet depuis son arrivée à la tête du Ministère des affaires étrangères, l’ancien professeur de philosophie à l’Université de Lomé a redonné à ce département une importance dans le positionnement géopolitique du Togo. Ainsi, Robert Dussey a remis le Togo dans lasphère des nations dont la voix compte dans les négociations diplomatiques. Les faits d’armes qui portent la signature de Dussey sont légions. Plus récemment, ce spécialiste de la philosophie Kantienne a réussi à éviter à la Guinée-Bissau, un pays au bord de l’implosion,  de tomber dans l’anarchie. On notera que c’est également grâce à lui que le sommet sur la sécurité maritime en Afrique qu’aorganisé brillamment le Togo, a été, excepté le boycott du Cameroun juste pour une question de rivalité et les réserves portées sur la charte par le Sénégal, un succès incontestable. Il est à souligner que cet ex ambassadeur de la communauté St Egidioa été des années plus tôtl’ouvrierdu tout premier rapprochement entre Faure Gnassingbé et GilchristOlympio,

Au vue du charisme et des compétences exceptionnelles déployées jusqu’ici par le chef de la diplomatie togolaise, la question se pose aujourd’hui de savoir comment le Chef de l’Etat pourra le récompenser pour non seulement haut service rendu à la nation mais aussi de lui avoir permis d’avoir aujourd’hui une place que même son feu père n’a jamais atteint dans les instances décisionnelles sur le continent . En attendant que le Président de la République trouve la réponse juste à cette question, Robert Dussey est déjà à l’œuvre sur un autre front.

Koffi M.