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3ème édition de la Caf à la base : Echanges sur la femme à la base et le développement

Le vendredi 14 septembre dernier a pris fin dans la banlieue sud-ouest de Lomé, la 3ème édition de la Conférence africaine des femmes à la base. Venues de six pays africains (Ouganda, RDC, Niger, Burkina, Benin et Togo) les représentantes des organisations de défenses des droits des femmes réunies du 11 au 14 septembre ont échangé sur l’engagement des femmes à la base dans le développement.

C’est à Avépozo, dans la banlieue sud-ouest de Lomé que les femmes de la base ont penché sur l’engagement de la gente féminine dans le développement. En effet, il a été constaté que les femmes qui vivent à la base ne s’engagent pas assez sur les questions liées notamment au développement dans leur pays. D’où la thématique de cette 3ème édition de la Caf intitulée « Femmes et Engagement ».  La Conférence africaine des femmes de la base est un mouvement qui vise à amener les femmes de la base à participer aux différents débats liés au développement.

Pour ces actrices, il s’agit de trouver les canaux adéquats pour intéresser leurs sœurs de la base afin qu’elles s’engagent. « Les travaux ont porté sur des sous thèmes saillants s’alignant sur le thème principal. Nous savons que la femme est impliquée dans beaucoup de choses de nos jours, elle est sollicitée à plusieurs niveaux donc il faut qu’elle prenne conscience et s’engage. Au cours des quatre jours, nous avons eu à tenir trois sessions avec des thèmes diversifiés entre autres ‘’Droit des femmes, une priorité mais avec quels moyens’’ ; ‘’L’éducation de masse contre le radicalisme sociopolitique : rôle et place de la femme africaine’’ et ‘’La stratégie de la libération de la femme’’ », a expliqué Mme Logosu-Têko Kokoè, Directrice Exécutive de l’Ong CLEF (Cercle de Liaison et d’Entraide Féminine) et Point focal sous-région Afrique de l’ouest de la Caf, avant d’ajouter qu’« il faut que la femme soit libérée d’abord avant qu’elle puisse se mobiliser pour la cause commune ». Par ailleurs, la directrice Exécutive de l’Ong CLEF a fait noter que les femmes togolaises, au vu de leur nombre par rapport aux hommes ne s’engagent pas assez. A en croire Mme Mme Logossou-Têko Kokoé, l’Etat togolais a accentué les efforts ces dernières années pour amener les femmes à s’engager. Alors, « il y a une lueur d’espoir » s’est-elle rassurée.

Pour la Représentante de la Ministre de l’Action Sociale de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, « l’Etat met les bouchés double pour rendre effective la jouissance par les femmes des dispositions des différents textes ». A cet effet, des campagnes de formation, d’information, de sensibilisation et de plaidoyer sont menées en direction des autorités traditionnelles, religieuses, des leaders communautaires et des populations pour lever le poids des pratiques culturelles néfastes à l’épanouissement de la femme.

Comme sus-mentionnée, cette rencontre a réuni plusieurs femmes venues des pays africains. Pour Bakyono Juliette, responsable de l’organisation Initiative Panantougri pour le bien-être de la femme (IPBF), œuvrant au Burkina Faso, cette conférence est une tribune pour discuter et échanger des problèmes profonds typiques aux femmes. Le mouvement s’est donné pour ambition d’apporter aux femmes à la base des aides intellectuelles, matérielles et financières.

Il est à noter que la rencontre de Lomé a connu l’élection d’un nouveau bureau pour la Caf. Composé de quatre membres, il est désormais chapeauté par Mme Logosu-Teko Kokoè Paula.

Pour rappel, c’est la deuxième fois que le Togo abrite cette conférence en trois éditions après celle de 2012.

Koffi Miboussomékpo

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