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BAC II 2019 au Togo :  Démystifiez enfin les séries scientifiques !

Avec la proclamation, lundi dernier, des résultats du BAC2, l’année scolaire 2018-2019 est ainsi arrivée à terme au Togo. Globalement, la moisson est juste acceptable avec un taux de réussite de 52, 21%. Mais la série F2 a, à contrario,  constitué la bête noire des candidats.

À l’image de la précédente, cette année scolaire n’a point enregistré de perturbations. Sans doute, le fruit de sacrifices conjugués des divers acteurs intervenant dans le domaine de l’éducation au Togo. Les enseignants, désormais dotés de leur statut particulier, ajouté aux divers avantages engrangés au prix de la témérité et du sacrifice ont déroulé le tapis rouge aux cours, dans leur plénitude.

Au terme de l’année, la satisfaction, même si elle est relative, est au bout de l’effort. Aussi bien au Certificat d’étude du premier cycle (Cepd), au Brevet d’étude de premier cycle (Bepc), au Baccalauréat première partie (Bac 1) qu’au Baccalauréat deuxième partie (Bac 2) qui a rendu son verdict en début de semaine, les résultats sont sur la même lignée que ceux des dernières années.

Avec un taux de réussite de 52, 21%, le BAC 2 a permis à  40031 élèves de franchir, au prix d’abnégation, d’application et d’assiduité, le portillon de l’université. Pendant ce temps,  33814 vont devoir redoubler d’ardeur pour espérer se faire compter, l’année prochaine, au rang des heureux élus.

Cependant, parallèlement au satisfecit exprimé, il convient de rappeler que de toutes les séries en lice, la F2 a constitué la bête noire des candidats. Avec seulement 34,55% d’admis, cette série relevant de la science et de la technique n’a souri qu’à 57 candidats contre 108 ajournés.

Une analyse approfondie de l’équation du nombre restreint de candidats (165 sur toute l’étendue du territoire national) pour 57 admis élucide, à plus d’un titre, la phobie que nourrissent nombre d’élèves à embrasser des séries scientifiques et techniques. Alors même que face aux défis de la mondialisation et les enjeux auxquels fait face notre ère tournée résolument vers les technologies, l’informatique et le développement, il urge que les États mettent en place des politiques de démystification de ces séries scientifiques, puis des mesures d’incitation et d’accompagnement des volontaires et adeptes afin d’éviter, à l’avenir, le tarissement du bassin national de technocrates et d’ingénieurs. Il en va dans l’intérêt du pays et de son avenir radieux.

FRATERNITE

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