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Charlie Hebdo: La satire de trop !

S’il y a un journal satirique rendu célèbre par le court de l’événement, c’est bien Charlie Hebdo. Le journal français spécialisé dans la caricature, au cœur d’un scandale finalement meurtrier en 2015, a de nouveau fait parler de lui.

Hier, une satire mal appréciée

Le 7 Janvier 2015, le monde entier a assisté, attristé et stupéfait, à l’attentat terroriste perpétré contre le journal satirique français Charli Hebdo. Ceci, pour avoir caricaturé le prophète Mohammed. Une satire mal appréciée par les milieux islamistes qui leur a répondu, au travers d’un acte terroriste. L’horreur et la barbarie ayant occasionné en tout 12 morts et 11 blessés a suscité une chaîne de compassions et de solidarité à travers le monde entier.

La suite de cette vague d’indignation aura donc été la marche pacifique organisée, quelques jours plus tard à Paris, et qui a connu la participation des dirigeants du monde dont Faure Gnassingbé du Togo. Ceux-ci, aux côtés de leur homologue français d’alors, François Hollande, exprimaient non seulement leur détermination à fédérer leurs énergies pour mener une lutte concertée contre le terrorisme, mais aussi et surtout exprimer leur désarroi contre cette menace perpétrée contre la liberté de presse.

La cause défendue, à l’époque aussi bien par les politiques, les organisations de la Société civile que la presse, était si noble que la réprobation suscitée dans le feu de l’action ne souffrait d’aucune contestation. Mais une lecture introspective de la situation fait plutôt découvrir un journal, certes satirique, mais d’un relent récidiviste et provocateur. C’est ainsi qu’il a déjà caricaturé, par le passé, Jésus nu et même Dieu, l’Etre pourtant invisible. Un constat qui viendra refroidir l’ardeur et la furie des indignés de cet acte odieux qui a enregistré une horde d’indignation et de soutien au peuple français, pendant que plusieurs centaines d’africains, à divers endroits, sont fréquemment victimes d’actes terroristes et autres supplices d’une barbarie indescriptibles, mais qui n’émeuvent visiblement guère personne. Nigeria, Somalie, Darfour, Nord Cameroun…, pour ne citer que ces zones du continent qui souffrent des affres du terrorisme, avec des milliers de morts.

Une récidive mal inspirée

L’on en était là sur ces cas de paradoxe et d’intrigue quand ce journal a de nouveau fait parler malencontreusement de lui. En effet, dans un récent numéro, ce journal français, pour parler de la Coupe du monde féminine de football qu’accueille la France depuis le 7 juin dernier, fait une caricature du sexe de la femme, complètement avec un ballon au fond  : «On va en bouffer pendant un mois !», a titré le confrère. Une manchette dont l’inspiration est jugée par nombre d’observateurs de très osée, vicieuse et insultante envers la femme, dénudée, humiliée et blessée, car sa dignité bafouée. Une drôle et fâcheuse façon de célébrer la femme, symbole de la vie. Donc de nature sacrée et méritant respect à tous égards.

Silence sépulcral …

Malheureusement, au lieu que cet acte qui porte atteinte à la pudeur et abondamment relayé sur les réseaux sociaux suscite de l’indignation de la part des dirigeants et autres organisations de la société civile, il semble plutôt passer inaperçu. Ni le gouvernement français, les autorités en charge de la régulation de l’audiovisuel et de la Communication, encore moins les fameux dirigeants africains qui ont déferlé, quelques années plutôt en faveur de ce journal, sont curieusement restés indifférents.

Le fruit du libertinage

Pas une seule mise en garde, encore moins une mise en demeure comme à l’accoutumée pour dissuader et remettre sur les rails de la décence, tout média qui enfreint aux règles qui régissent la profession du journalisme. Somme toute, la résultante d’une politique de deux poids deux mesures et la face de la politique occidentale qui accorde moins d’importance à la dignité humaine et au bon sens. C’est ainsi qu’au nom des Droits de l’homme, l’homosexualité est en passe d’être imposée à travers le monde entier. Parfois contre le bon vouloir des dirigeants des États dits faibles, les réalités et mœurs des peuples.

Une sorte de libertinage au nom duquel agit Charlie Hebdo fait désormais de ce journal, une curiosité en France et dans le monde. Un journal qui, à chaque parution, s’emploie par tout moyen, à créer de la polémique et heurter les sensibilités. Le débat sur la liberté ou libertinage d’expression s’invite ici.

FRATERNITE

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