LA UNE POLITIQUE

Combat contre 3 mandats présidentiel en Afrique Niamey éternue, Lomé se mouche !

Du 2 au 4 octobre dernier, d’anciens chefs d’états du continent, rassemblés autour du Président nigérien, Mouhammadou Issoufou, ont entonné l’hymne contre le troisième mandat en Afrique. Un combat d’utilité publique qui, à peine amorcé résonne, d’ores et déjà, dans certains palais présidentiels du continent.

Non au troisième mandat !

À la faveur d’un forum de haut niveau sur la consolidation de la démocratie en Afrique, d’ancien chefs d’Etats du contient ont planché sur l’épineux sujet qui cristallise les ardeurs et crée des tensions sociopolitiques sur le continent. Il s’agit de la limitation  du mandat présidentiel en Afrique. Autour de la table, Mahamane Ousmane du Niger, par ailleurs Président en exercice de l’Union Africaine (Ua), Nicéphore Soglo du Bénin, Goodluck Jonathan du Nigeria, Catherine Samba-Panza de Centrafrique et Amos Sawyer du Liberia.

Au terme de riches échanges empreints de raison et de hauteur d’esprit, les participants à ce forum ont dit « stop », à l’unanimité, à un troisième mandat présidentiel, comme le témoigne le document intitulé «Déclaration de Niamey» qui stipule, en substance que «La suppression de la limitation du mandat sape la conscience des populations et accroît la concentration du pouvoir entre les mains d’une minorité ». « Je crois que c’est le bon sens…», estime, pour sa part, l’ancien président béninois Nicéphore Soglo qui a conseillé à ceux, d’entre les chefs d’Etat du continent, qui s’accrochent encore au pouvoir de savoir partir à temps.

Et comme pour donner le ton, le président nigérien, Muhamadou Issoufou qui achève son second mandat en 2021 à la tête du pays réitère sa parole. « Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu », affirme celui qui fait de l’alternance démocratique, son crédo. Et se faisant, ce dernier s’engage résolument à inscrire son nom dans l’histoire politique de son pays. Ceci, en ce sens que si elle se concrétise, il s’agira d’une première dans l’histoire du Niger depuis l’indépendance.

Briser le tabou

Aujourd’hui, cet appel sonne comme un pas osé, voire révolutionnaire sur le continent. Ceci, en ce sens que cela favorise le débat et conscientise les esprits obnubilés qui ne songent guère à une vie après la Présidence. Aussi, le forum de Niamey à la particularité de démystifier un sujet jusque-là «tabous «, comme la su bien rappeler l’ancienne cheffe d’État de transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza qui estime qu’il est l’heure de vaincre les résistances et les tabous. « C’est une grande évolution d’avoir organisé un sommet sur cette question jusque-là taboue et que personne n’abordait de manière ouverte », a-t-elle déclaré en substance.

Au travers, une analyse exhaustive, l’on en vient à qualifier cet appel de thérapie de choque, puisque venant des acteurs eux-mêmes, lesquels ont eu l’opportunité de présider les destinées de leur pays respectifs. Donc des personnalités à mieux de relaver le caractère nocif et dangereux de cette perception en vogue sur le continent, celui de tripatouiller les lois fondamentales des États. Ceci, dans la seule option de rallonger les mandats présidentiels, et le plus souvent, instaurer après des mandats à vie.

Faure… au tribunal de sa conscience !

Une sorte de coup d’assommoir reçu de pleins fouets par Faure Gnassingbé du Togo qui, malgré ses trois mandats, s’apprête à briguer un quatrième. Quit à violer les principes fondamentaux de droits internationaux comme la restriction des libertés publiques et du droit de manifester des partis légalement constitués comme le Pnp aujourd’hui en voie d’être réduit au silence.

Aujourd’hui, bien que l’Assemblée Nationale ait choisi des artifices pour lui garantir 2020, l’homme du 5 Février 2005 qui avouait, il y a quelques années déjà que «si la démocratie doit progresser en Afrique, il faut nécessairement limiter les constitutions à deux ou à trois», doit se convoquer au Tribunal de Conscience. Il revient à lui et à lui seul d’écouter l’appel de ses devanciers qui, malgré le prestige et le confort, ont pu poser le pas qualitatif en quittant le pouvoir à temps.

Aussi bien pour Faure Gnassingbé que d’autres chefs d’Etat du continent qui s’obstinent à quitter le pouvoir. Il urge de leur rappeler qu’il y a une vie après le pouvoir. Mais alors, il faut savoir quitter à temps et dans les meilleures conditions. Bref, partir par la grande porte et écrire son nom dans le livre d’anciens chefs d’Etat qui seront plus respectés et pris pour sages et consultants sur plusieurs sujets liés à la vie du contient, et de leur pays respectif. Partir par la grande porte revient également à Faure Gnassingbé de faire la Paix avec sa famille tant biologique que politique qu’avec le peuple togolais qui le compteront au rang des grands hommes du Togo moderne.

FRATERNITE

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