LA UNE RELIGION

Crise politique et désobéissance aux leaders religieux : Le pouvoir de Lomé ou l’incarnation de «Sodome et Gomorrhe » ?

Le pouvoir de Lomé ou l’incarnation de «Sodome et Gomorrhe » ?

 Les Hommes de Dieu, de diverses congrégations religieuses, chrétienne que musulmane, pour la sauvegarde de la paix dans le pays, ont appelé le gouvernement au report des législatives de demain jeudi. Mais que nenni ! Visiblement, rien ne pourra arrêter le train du 20 décembre d’arriver à la gare, peu importe les conséquences qui adviendraient. Un retour à la Bible fait rapprocher à une histoire pareille.

Depuis août 2017, plusieurs sont les mesures prises, ici et là, pour la résolution pacifique de la crise togolaise. Des dialogues politiques entre parties prenantes à la feuille de route de la Cedeao, les violons n’ont pu être accordés en vue d’opérer les réformes constitutionnelle et institutionnelle qui cristallisent les débats politiques depuis ces dix dernières années.

Les missionnaires, le cœur et la foi à l’œuvre

Face à cette situation de statu quo qui fait monter la tension dans le pays, surtout face à la détermination du pouvoir de Lomé d’organiser, à défaut d’un référendum, les législatives sans les réformes prescrites, des voix s’élèvent pour appeler à l’apaisement. Parmi elles, celles des hommes de Dieu de diverses dénominations religieuses. L’église Catholique, à plusieurs reprises, tout comme les églises Protestante et Méthodiste. Les plus récents appels au report des élections ont été ceux faits successivement les 15 novembre, 03 et 06 décembre. L’Archevêque Émérite de Lomé, Mgr Philip Fanoko Kpodzro en rajoutera une nouvelle touche, le 10 décembre dernier, pour ce qui est de sa seconde sortie. « Je voudrais te demander, implorant le grand Dieu, notre Père très miséricordieux, en toute humilité, d’user courageusement de toutes prérogatives pour proposer un nouveau calendrier réaliste et consensuel en vue des élections », a notamment lancé à l’endroit du Chef de l’état, l’ancien président de la Conférence nationale souveraine (Cns) du Togo.

Les regrets des Hommes de Dieu

Tous ces appels semblent tomber malheureusement dans des oreilles sourdes. Ceci, au point d’indigner Mgr Nicodeme Bénissan Barrigah. «Chez nous, l’orgueil a endurci les cœurs et a fermé toute négociation (…) Chez nous, la recherche des intérêts a rendu insensibles aux besoins de nos frères et sœurs (…) Les intimidations et menaces réciproques se sont substituées aux mots de paix et d’amour», a notamment laissé entendre, le dimanche 16 décembre, dans une prière adressée à la Vierge Marie à la fin de son homelie de circonstance au pèlerinage de Ayomé, à Atakpamé, l’ancien Président de la Comission vérité justice et réconciliation (Cvjr). Mais 24heures avant, ces mêmes serviteurs de Dieu ont tenté, le samedi 15 décembre dernier, une ultime mission de bons offices auprès du facilitateur ghanéen, le Président Nana Akufo-Addo.

Accompagnés dans leurs démarches par la Conférence des Églises de toute l’Afrique (Ceta), avec l’appui de la Communauté anglicane du Ghana, les Églises Catholique, Protestante et Méthodiste et cadres musulmans, ont, selon le communiqué sanctionnant cette rencontre, «réaffirmé, de vives voix au facilitateur, leurs positions contenues dans leurs messages du 15 novembre, 03 et 06 décembre». Ils ont également, rencherit le communiqué, demandé aux facilitateurs à travers son Excellence Nana Akufo -Addo, de poursuivre les efforts afin qu’une solution durable soit trouvée à la crise togolaise.

L’incarcération de Sodome et Gomorrhe ?

Malheureusement, ces différents appels n’auraient produit l’effet escompté.  Le scrutin tient officiellement demain, non sans crainte. Une sorte de désobéissance à Dieu à travers ses ministres, un vice auquel s’adonne royalement le gouvernement du Togo dont les dérives sont comparables à celles du peuple insoumis de Sodome et Gomorrhe, dans la Bible, qui a fini par susciter la colère de Dieu qui fit descendre sur cette ville, du feu.

En effet, considérés comme pères spirituels ou encore des représentants de Dieu sur terre, les leaders religieux se doivent d’être respectés, au regard de leur statut social. Mais, l’énigme réside dans le fait que ces hommes et femmes animant le pouvoir de Lomé, pourtant des croyants, soit fidèles pour certains, ordinaires pour d’autres, se refusent d’obéïr curieusement à ces hommes de Dieu à qui ils prêtent souvent oreilles attentives lors des homelies.

Somme toute une attitude de «rébellion» des dirigeants togolais qui explique objectivement le rapprochement fait ce fait biblique.

Vivement que le bons sens et la crainte de Dieu prévalent.

FRATERNITE

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