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Des chiffres des plus suspects sur la pauvreté au Togo

Au Togo, l’agglomération de Lomé connaît l’incidence de pauvreté la plus basse, avec une proportion de 22,3%. C’est l’un des résultats qui résultent de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (Ehcvm) 2018-2019, présentée le jeudi 29 octobre dernier par le gouvernement togolais.

Ce classement est dominé par la région des Savanes qui a une indice de pauvreté la plus élevée du Togo avec 65%. Elle est suivie des régions centrale et des Plateaux qui ont des incidences de pauvreté relativement moyennes avec respectivement 47% et 48%.

Réalisée par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (Inseed), cette enquête, concomitamment organisée dans les huit pays de l’espace l’Uemoa permet d’actualiser, dans une approche comparative, les indicateurs sur les conditions de vie des ménages et de pauvreté.

Ainsi donc, les résultats de cette enquête qui a touché 1.812.591 ménages, relèvent par ailleurs que la population urbaine représente 41% de la population totale estimée à 7.635.896 habitants. Ceci, pendant qu’avec 52% de femmes, la population togolaise est occupée à 43% par les moins de 15 ans, et 3,4%g par les plus de 64%.

Quant à l’indice de la pauvreté, toujours selon la Ehcvm 2018-2019, elle se situe à 45,5% au niveau national en 2019 contre 58% en 2011 et 51% en 2015.

Ces nouvelles données statistiques, promet le ministre Sani Yaya en charge de l’Economie et des finances qui a présenté les résultats, serviront le gouvernement dans ses politiques nationales de développement. Il s’agit, entre autres du Plan national de développement (Pnd), de la déclaration de politique générale de développement et des Objectifs de développement durable (Omd) qui seront suivis et évalués à partir de ces indicateurs.

S’agissant du seuil de pauvreté, calculé selon la nouvelle méthodologie, convient-il de le rappeler, est de 273.628 FCFA par personne et par an.

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