LA UNE REPORTAGE

Des organisations de la société civile réfléchissent sur le droit à la liberté d’association au Togo

Le mardi 30 2021, un atelier de deux jours portant sur le thème, « Le droit à la liberté d’association au Togo : Enjeux et Perspectives » s’est ouvert à Lomé. Initiative portée par un groupe des huit (8) organisations de la société civile pour la paix civile et sociale au Togo, se veut un cadre de réflexion de ce qu’impliquerait réellement la modification de cette loi 1901 et le danger que court la liberté associative.

A cette rencontre, le groupe des huit (8) organisations de la société civile pour la paix civile et  sociale au Togo à savoir  Acat Togo, Atdpdh, Cjpdh2d, Fit, Grad, Sadd,  Sydemines, Synphot a convié les organisations syndicales, les organisations de presse bref l’ensemble des acteurs de la société civile.

Selon les organisateurs, l’objectif d’amener les acteurs de la société civile à prendre conscience des besoins et implications réelles de la modification de cette loi conformément au contexte togolais d’une part, et d’autre part, faire une analyse des points d’attention des restrictions intervenues dans les pays ayant opéré des réformes sur la loi 1901. « je voudrais que nous puissions ensemble mesurer véritablement les  attentes d’où la nécessité de créer un espace citoyen d’échanges et de  réflexion permettant aux organisations et entités de la société civile au Togo  de s’informer sur le droit à la liberté d’association au Togo, la loi 1901  actuellement en vigueur au Togo et d’analyser les besoins et les implications  réelles de la modification de cette loi sur la vie associative », a indiqué  Bruno HADEN, Secrétaire Général de l’ Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-Togo).

Le groupe des huit (8) organisations de la société civile fondent ses préoccupations sur trois éléments : la faible communication et débat autour de la réforme censée promouvoir le mouvement associatif au Togo, la très faible, voire la non implication des acteurs actifs, la fragmentation des organisations de la société civile par l’Etat et la modification de la loi de 1901 qui semble pré-augurée un nouveau mécanisme de musèlement de la société civile. « N’ayant pas été consultées jusqu’à présent dans l’élaboration de ce nouveau projet de loi, le groupe des 08 souhaiterait qu’un débat élargit soit initié autour de cette loi qui nous concerne directement et qu’un consensus soit trouvé pour garantir la paix civile et sociale au Togo », a  déclaré Coordonnateur Général de Solidarité Action pour le Développement Durable (SADD).

Les autorités togolaises ont annoncé depuis 2016, leur intention de «réadapter la loi 1901 au contexte togolais».

Les conclusions des travaux sont attendues ce mercredi 31 mars.

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