LA UNE REPORTAGE

Eclairage public au Togo Vers plus de lumière pour tous

Le Comité de gestion de l’éclairage public (CGEP) a mis à profit la semaine dernière pour échanger avec les responsables des collectivités locales à travers tout le pays. L’objectif est de réfléchir ensemble, à travers diagnostic et proposions, à l’amélioration des services.

Après Dapaong, pour la région des Savanes, Kara, pour la région de la Kara, Sokode, pour la région Centrale et Atakpame, pour la région des Plateaux, le Comité de gestion de l’éclairage a posé ses baluchons, le vendredi 22 février dernier, à Lomé. Occasion pour ce comité piloté par le Directeur général de l’Énergie de discuter de la situation générale de l’éclairage public au Togo, ces dix dernières années, avec les responsables des collectivités locales de la région Maritime.

Ainsi donc, les préfets du Golfe, d’Agoenyive, de Vo, des lacs, de Yoto, du Bas-Mono et les secrétaires généraux des Préfectures et des délégations spéciales, entre autres, ont été entretenus par le Comité sur les 3 axes de stratégiques de répartition des frais prélevés pour l’éclairage public, notamment le payement des factures, l’extension des installations et la maintenance.

D’après Aboulaye Abbass, Président du CGEP, initiateur de la rencontre, le comité de gestion, en vue de mieux veiller à la qualité du service de l’éclairage public, l’Etat procède, depuis 10 ans, au prélèvement forfaitaire de 1F, pour les clients de la Basse Tension et 2 F, pour ceux de la Haute Tension. Une facturation qui s’élève aujourd’hui à quelques dix (10) milliards de CFA.

Malheureusement, mentionne-t-il, ce montant s’avère aujourd’hui très insuffisant pour couvrir les coûts de maintenance des ouvrages, dont les lampadaires solaires, assurée par la Compagnie Énergie et Électrique du Togo (Ceet). «Les chiffres montrent que nous devons agir, car beaucoup de difficultés commencent à surgir et le montant s’avère insuffisant pour couvrir la situation. D’où justement notre tournée pour échanger avec les responsables des collectivités pour voir ensemble comment trouver une solution », a notamment expliqué Aboulaye Abbas.

Au termes des échanges, après analyse diagnostic de la situation, les responsables des collectivités locales ont fait des propositions et suggestions qui vont de la rationalisation de la fourniture électrique à l’amélioration de la maintenance et éventuellement, une possibilité d’augmentation du coût des prélèvements.

Toutes ces propositions, précise M. Abdoulaye, seront contenues dans un rapport pour étude et amendement par les  autorités supérieures. Ceci, en vue du rétablissement rapide de la situation, devenue difficile à gérer. Il ressort notamment des échanges que sur les 10 milliards d’impayés cumulés de 2009 à 2018 l’État a déboursé 7,8 milliards pour réduire l’ardoise. Et si aucune disposition préventive n’est prise, les impayés pourraient culminer à 11 milliards dans 5 ans puis plus du double dans 10 ans. Implicitement, ce sont les extensions qui seront impossibles sans compter les maintenances et tout ceci aux dépends des populations dont les demandes et besoins sont légitimes et ne cessent de croire.

L’Etat à en croire les autorités a la ferme volonté d’y répondre pour le bien de tous et cela passe par la mise en place d’un mécanisme idoine.

FRATERNITE

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