LA UNE POLITIQUE

Enfin une CENI recomposée L’heure de vérité pour les partis extraparlementaires

La  Commission électorale nationale indépendante (Ceni) va être recomposée. Ainsi en a décidé, dimanche 23 septembre dernier, le Comité de suivi de la feuille de route de la Cedeao, après une deuxième réunion de travail avec les parties protagonistes de la crise togolaise. Avec la possibilité pour  chaque camp de choisir les deux partis extraparlementaires, l’on en saura plus sur ces partis dont le positionnement a toujours été versatile jusqu’ici.

La messe est dite !

C’est désormais acté. La CENI connaîtra une nouvelle nomenclature. Avec l’obtention d’une recomposition paritaire 8-8 telle qu’exigée par la C14, l’on s’attend désormais à la poursuite normale du processus électoral.

Cependant, si cette décision émanent du Comité de suivi de la Cedeao réjouit à plus d’un titre, la Coalition des 14 formations politiques qui n’a de cesse réclamer la recomposition de l’institution, cela n’est pas du goût de certains partis qui se voient pénalisés sur le coup.

Le cas des partis comme l’Organisation pour bâtir un Togo uni et solidaire (Obuts) de Messan Kodjo Agbéyomé et le Nouvel engagement togolais (Net) qui siègent déjà à la CENI. Si le parti de l’ancien Premier ministre et ministre de l’intérieur sous feu Gal Eyadema est resté, pour l’heure, muet sur le sujet, le second a officiellement donné sa position.

Déception et mélancolie

Devant la presse lundi dernier, le Président national de cette formation politique, Gerry Komandega Taama, analysant la décision de la  Cedeao, a relevé une violation flagrante du code électoral en vigueur au Togo. « La recomposition de la CENI viole le code électoral de notre pays », a-t-il dit en substance. Elle revêt donc, a-t-il poursuivi, un caractère «contestable».  Toutefois, « Pour l’intérêt supérieur de la nation togolaise, notre parti considère que le peuple togolais attend plus de ses leaders politiques que des querelles sur des sièges à la CENI », a conclu l’ancien candidat à la présidentielle de 2015 qui annonce le départ imminent des membres de sa formation politique aussi bien de la CENI que des CELI, après y avoir séjourner ces onze (11) derniers mois. Qu’à cela ne tienne, l’on retiendra qu’avec la nouvelle donne, les projecteurs s’allumeront sur la panoplie de partis extraparlementaires qui inondent la plateforme politique dans le pays.

Les partis extraparlementaires à l’heure de vérité !

En effet, au travers de la recomposition de la CENI, avec possibilité pour chaque partie protagoniste, pouvoir et Coalition des 14, de choisir les deux partis extra parlementaires devant l’accompagner, l’on connaîtra désormais ces partis qui ont certes le statut de parti de l’opposition mais qui servent, depuis des années, de béquilles au pouvoir de Lomé. Outre les deux partis politiques extraparlementaires, il en sera de même pour l’unique place réservée aux deux organisations de la société civile, une pour la majorité présidentielle, une pour la Coalition.

Loin d’être un procès fait à ces partis, cette nouvelle configuration permettra plutôt aux togolais de se faire véritablement une idée sur les hommes et femmes qui alimentent la vie sociopolitique du Togo depuis plus de vingt (20) ans. En clair qui fait quoi, où et comment. Vivement donc samedi où est annoncé la publication de la liste des représentants des deux camps !

Cyrille PESSEWU