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Enquête sur les fonctionnaires fictifs dans l’administration publique (épisode 1)

Des fonctionnaires fictifs, des fonctionnaires présents par leur veste accrochée au siège de leur bureau, d’autres décédés mais toujours salariés de l’État, etc… on aurait cru le phénomène disparu avec les deux recensements du personnel organisés dernièrement par le ministère de la fonction publique. Mais que nenni. La semaine dernière c’est sur le cas d’un fonctionnaire fictif que nous avons été saisis dans le registre d’un département du ministère des finances.

Il s’agit de la direction Nationale du Contrôle Financier. L’agent qui répond aux initiaux de L. A. de sexe féminin a pris un congé administratif 02 au 31 Mai 2018. On apprendra plus tard que l’agent s’est retrouvé en Europe plus précisément en Belgique. Quelques mois plus tard,  il introduit un certificat médical depuis la Belgique avec nombre d’imprécisions (voir fac similé). « Un certificat établi à pied levé » dira un technicien vu tous les non-dits laissés sur le document. Et dès lors  Dame L.A n’honorera plus de sa présence le bureau depuis 13 mois. Des informations en notre possession révèleront plus tard que cet agent qui n’a jusqu’ici ni démissionné, ni avoir été remercié par l’État est détenteur du numéro national   82.071145813 en territoire belge. Pourtant l’agent continuerait à être payé avec pour argument brandit par son service, congé de maladie.

Lors de son dernier passage devant les élus du peuple,  le Président de la République Faure Gnassingbé, est revenu sur  les passivités et le manque de sérieux au niveau des agents de l’Etat.

Il ressort de nos investigations qu’il n’est un secret de polichinelle que certains agents d’Etat en complicité avec leurs chefs hiérarchiques demandent des congés ou encore des mises en indisponibilité.  Ces agents via ces demandes quittent en faite le pays pour se rendre en occident dans  la plupart des cas et perçoivent des aides sociales de l’autre côté. Certains y travaillent et disposent des numéros d’identifications.  Et c’est là où le problème se pose,  puisque ces agents bien que n’étant plus en service ou plus encore sur le territoire national,  figurent toujours dans les registres des salariés  de la fonction publique.  Et selon des indiscrétions, ils  continuent tranquillement à percevoir les salaires. Devant cette situation il est normal que nos administrations souffrent de personnel.  On assiste à des postes éternellement vacants. Pendant ce temps,  des chômeurs jonchent les couloirs à la recherche de travail. Le hic est que le ministre Bawara de la fonction publique n’a trouvé nécessaire de donner suite à la vaste  opération de recensement du personnel qu’il a bouclé depuis 4 mois déjà.

Dans nos prochaines parutions nous reviendrons sur des détails précis avec d’autres noms.

FRATERNITE

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