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Entre vice, pouvoir et recherche de graduation sociale: L’homosexualité foncièrement rejeté par les Togolais

L’homosexualité se veut une pratique sexuelle aux origines occidentales et dont l’existence remonte bien dans le temps. A ce jour, elle reste très mal vue, voire rejetée par la société africaine, eu égard à ses coutumes et traditions. Toutefois, le phénomène, malgré l’hostilité développée vis-à-vis de ses adeptes, réussit, au fil des jours, à pénétrer le continent noir. A la base, la recherche à tout prix du pouvoir et de graduation sociale. Bref, du succès !

L’homosexualité et notre société

L’homosexualité est une pratique sexuelle courante de nos jours, sinon présente dans toutes les couches sociales. Mais contrairement aux États occidentaux, il existe dans nombre de pays africains, des arsenaux juridiques qui répriment le phénomène. Ceci, au point de contraindre à une vie de l’ombre, ses pratiquants pourtant en nombre croissant au fil des années sur le continent.

Au Togo, les résultats de la dernière dissémination de la Série 6 des enquêtes Afrobaromètre  sur les différences de religion, de groupe ethnique et de nationalité, la différence d’orientation sexuelle et la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/Sida estiment que 9 Togolais sur 10 détestent cohabiter avec les homosexuels. Sur le plan institutionnel, le Code Pénal en vigueur reste également ferme à ce sujet. « Sera puni d’un emprisonnement d’un à trois ans et d’une amende de 100 à 500 mille francs CFA, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de même sexe», renseigne l’Article 88 du Code pénal togolais.

Bien que moins explicite, cette disposition juridique semble néanmoins bien viser l’homosexualité. Par ailleurs, on se rappelle qu’en octobre 2011, à Genève lors de son passage à l’Examen périodique universel (EPU), l’Etat togolais s’est montré très ferme sur onze (11) propositions au rang desquelles figurait la dépénalisation de l’homosexualité. Une opposition qui oblige, de fait, les quelques pratiquants à vivre toujours cachés.

Des interrogations qui trouvent réponse

Au regard de l’ascension fulgurante du phonème dans nombre de secteurs socioprofessionnelles, notamment dans l’élite, dans le football féminin, dans le clergé, dans la mode ou encore sur les campus universitaires, pour ne citer que ceux-là, nombreux sont les curieux qui émettent des doutes sur les chances de survie de ce phénomène dans le temps et dans l’espace, surtout dans les milieux africains. Pour ce faire, des documentations bien poussées viendront retracer le graphisme de cette pratique sexuelle avilissante.

En effet, d’après un blog intitulé «La Phallocratie ou l’homosexualité comme arme de contrôle de l’élite africaine pendant la colonisation», le camerounais Patrick Mba’lla informe que l’homosexualité avait été introduite en Afrique pendant la période coloniale par l’occident. La sodomie étant considérée par les africains comme un acte abominable nauséabond contre-nature, explique-t-il, «le colon s´en ait servi abondamment pour le bizutage, le chantage, la domination et le contrôle des africains».

Bref,  «la pratique de la sodomie était une pratique imposée aux africains qui souhaitaient avoir accès aux promotions, aux privilèges et au confort social de la vie occidentale en Afrique », a-t-il résumé avant d’ajouter que cela les contraignait, par obligation à appartenir à des cercles ésotériques telles la franc maçonnerie et la rose croix. Somme toute des loges qui promeuvent la fraternité, l’entraide et l’ascension sociale.  «L’homosexualité n’était donc rien d’autre pour le colon qu’une technique contre nature de contrôle, de domination, de déshumanisation et d’assujettissement de l’élite africaine. Il s’agissait pour le colon d’asseoir sa maîtrise sur l’homme africain et d´avoir une élite africaine sous contrôle à lui dévouer afin de s’assurer du service de ses intérêts en Afrique », a poursuivi Patrick Mba’lla.

Du bonheur au vice, l’amorce du cycle infernal

Une analyse approfondie du contenu de ce document remet au goût du jour, le vieux dicton selon lequel, l’Afrique est malade de ses fils. En effet, si cette pratique pourtant répréhensible survie, malgré tout, dans les sociétés africaines, c’est sans doute la suite logique d’une prise de position hypocrite de l’élite africaine dont plusieurs y trouvent refuge.

Il se trouve que l’évidence partagée aujourd’hui est que l’Afrique est le continent de l’avenir. Et pour cet avenir que nous souhaitons tous meilleur pour le monde d’aujourd’hui, il ne sera possible et sur qu’avec les valeurs africaines qui demeurent les seules rares aujourd’hui à respecter la dignité humaine dans la création originelle de Dieu. Cela dit, il revient à ces autres élites africaines qui se battent pour plus de justice sociale dans la gouvernance des sociétés africaines, de prendre conscience que leur lutte doit porter indubitablement en elle la préservation également des valeurs africaines. Les deux s’entremêlent. C’est en cela que l’orientation panafricaniste doit toujours demeurer au coeur des différentes luttes que mènent tant les politiques que les activistes de la société civile. Ce n’est que comme cela qu’on réduira la propension de l’homosexualité en Afrique.

Cyrille PESSEWU