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Insécurité : Les braqueurs ont vite répondu au Col. Okpaoul

Le 22 septembre 2020, la police tambourinait sur l’arrestation d’un groupe de braqueurs qu’on avait alors présenté comme les auteurs de la plupart des braquages à Lomé. Il n’a fallu que quelques jours pour que les malfrats frappent de nouveau. Une piqure comme pour dire  que les trophées brandis quelques jours plus tôt par la police, les a faits marrés tout simplement.

En effet, c’est le Col Yaovi Okpaoul, Directeur Général de la Police, qui a présenté  la société de crimes organisés. Une bande de malfrats dont le Chef un certain Kwogo John Jerry alias Chairman (Nigérian) a été arrêté le 13 septembre dernier lors d’un braquage au grand marché de Lomé.

On attribue à ces malfrats une dizaine de braquages au total parmi lesquels celui  du 12 janvier 2019, du 6 mars 2019 aux feux  tricolore d’Amoutiévé, du 2 juillet à l’Université de Lomé, du 13 mai 2020  à la station-service TOTAL de Kélégougan, du 28 mai  dans l’agence  de transport et de transfert de l’argent SNT NOOGRI TRANSPORT au Grand  marché de Lomé.

L’arsenal de guerre récupéré chez les membres de la société de crimes organisés était impressionnant. Deux (02) Kalachnikovs, sept (07) chargeurs garnis de 204 munitions de calibres 7,62 mm, trois (03) motos, deux (02) voitures et des plaques d’immatriculation de motos. Tel est le corps du délit saisi après les enquêtes et les perquisitions. Une première partie du matériel d’opération a été déjà prise, faut-il le rappeler, le jour même du braquage le 13 septembre 2020 au Grand marché de Lomé. Il s’agissait de deux (02) fusils AK47, dix (10) chargeurs contenant au total 292 cartouches de 7,62 mm, ainsi qu’une moto.

La réponse sans ambigüité des braqueurs

Mais  une chose est d’arrêter quatre (4) braqueurs et de démanteler leur réseau, une autre est de pérenniser la situation sécuritaire. Et la réponse des braqueurs n’a pas tardé. Le vendredi 25 septembre dernier, Lomé a connu, en effet, un nouveau braquage. Les malfrats lourdement armés ont réussi à mettre la main sur la manette d’un homme blanc. C’est à  Hédranawoé, quartier situé dans la banlieue nord-est de la capitale togolaise, que la scène s’est déroulée. Selon les témoins de la scène, une mallette a été emportée par deux individus à bord de leur moto.

Cette scène a vite ramené à la réalité certains observateurs qui croyaient à une certaine accalmie après l’arrestation par la police des quatre malfrats présentés comme des acteurs principaux du grand banditisme à Lomé.

D’ailleurs en ce qui concerne les présumés malfrats présentés à l’opinion, le groupe comprendrait des logisticiens, des informateurs et des opérateurs. Selon le mode opératoire décrit par la police, les braqueurs entrent en action après le ciblage des victimes potentielles par les informateurs. Ils seraient soutenus par d’autres membres du réseau appelés «éléments de soutien et d’appuis» dont le rôle serait de favoriser la fuite des braqueurs. Mais à ce jour, aucun autre individu n’a été présenté. Alors que, a priori, les supposés cerveaux du groupe sont dans les mailles de la police, les enquêtes devraient donc rapidement aboutir à l’arrestation des autres membres du réseau. Mais rien jusqu’à présent. Ce qui commence par susciter quelques doutes sur les faits tels que présentés par les services policiers. Qu’à cela ne tienne, il est à faire remarquer que l’opération du 25 septembre dernier, s’est déroulée à quelques mètres du second portail de la Présidence de la République. Une des zones les plus sécurisées dans la capitale. C’est dire que ces bandits n’ont que faire de ce que les hommes en uniforme appellent dispositif sécuritaire.

Le journal FRATERNITE était de ceux qui étaient les plus perplexes face au menu servi le 22 septembre dernier par le Colonel Okpaoul, Directeur général de la Police, en ce sens que l’exercice avait tout d’un scénario mal conçu où il y avait trop de zones d’ombre pour réussir à convaincre le moindre esprit lucide.

FRATERNITE