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Politique de promotion de la consommation locale FAURE, 14 ANS DE ‘‘ COSTUME VESTE ’’

L’équipe Klassou II comprend un portefeuille ministériel dédié à la consommation locale. Rattaché au ministère du Commerce, de l’industrie et du développement du secteur privé, ce département confié à Kodzo Adedze aura pour entre autres missions, la promotion du génie togolais. Une mission exaltante qui nécessite tout de même et avant tout, une forte implication du Chef de l’Etat.

Ouf de soulagement!

Des voix se sont levées pour,  des années durant.  C’est chose faite. Le gouvernement togolais dispose désormais d’un portefeuille qui devra s’occuper de la consommation locale. Un ministère qui se veut désormais le porte flambeau du génie créateur togolais. Ainsi donc , paysans, artisans et l’intelligentsia togolais, longtemps laissés à eux-mêmes, pourront enfin se frotter les mains d’avoir un répondant au sein de l’exécutif national.

Une belle initiative qui donnera certainement un coup de pousse et de la visibilité aux acteurs et produits locaux. Donc de la matière et de la plus-value aussi bien à l’économie nationale qu’aux acteurs.

Toutefois, cette politique de revalorisation du génie togolais connaîtra un bel essor si le sommet de l’Etat, en premier le Président de la République et son gouvernement traduisent dans les actes, cette vision à travers leurs actes individuels.

Et si Faure donnait l’exemple ?

En effet, promouvoir la consommation locale implique que le Chef de L’Etat donne de la valeur aux produits togolais, commençant par son accoutrement. Très friand de la chose exportée, Faure Gnassingbé doit pouvoir, par souci de conformité avec sa vision, tronquer tant soit peu la veste pour enfiler du boubou batakali ou encore le pagne des Nana Benz. Il doit en être de même également pour ses ministres et les députés de la République qui, à des occasions solennelles ou lors des grands rendez-vous, sont appelés à exhiber le génie de l’artisanat togolais. Emboîtant ainsi les pas aux pays voisins comme le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal, des pays les autorités qui s’illustrent merveilleusement bien sur ce terrain… Les exemples de Thomas Sankara et Laurent Gbagbo, hier, et de Nana Akufo-Addo, Roch Christian Kabore et de moindre mesure Ibrahim Boubakar Keïta, aujourd’hui, sont légions et constituent la preuve de la fierté et l’originalité africaines dont on doit se targuer. Et en ce qui concerne strictement le chef de l’Etat, si lui-même se révèle réfractaire à se mettre en costume locale, son équipe de communication aurait dû lui en convaincre. Si on s’évertue à soigner l’image du chef de l’Etat via différents outils de communication, l’attention devrait l’être tout autant sinon plus en ce qui concerne son mode vestimentaire. C’est aussi cela entretenir l’image du chef de l’Etat qui est avant tout, une institution qui doit refléter les valeurs togolaises sur tous les tableaux.

Mais ce n’est pas tout. La politique de promotion de la consommation locale devra également s’étendre aux mets locaux qui, en lieu et place des spécialités occidentales, devront être désormais imposés, en des quotas donnés, aux buffets lors des grands événements nationaux et internationaux.

Accorder une place de choix à l’intelligentsia togolaise

C’est aussi une imposition au Chef de l’Etat, toujours dans la traduction de sa vision de préférence nationaliste  de composer beaucoup plus avec l’expertise nationale dans l’élaboration des axes stratégiques de notre gouvernance politique, économique et sociale. C’est un secret de polichinelle que Faure Gnassingbé semble placer peu de confiance en la crue locale. On a en souvenance, l’exemple du projet de fusion des régies financières Douane et impôt (office togolais des recettes) porté par un rwandais, et dont la facture demeure encore lourde dans les souvenirs. Les cas Tony Blair et Reckya Madougou sont encore si distants au point de se demander pourquoi un tel mépris du chef de l’état envers l’intelligentsia togolaise. Et pour cause, nombreux sont les togolais, de toutes les compétences professionnelles, qui pullulent dans les organismes internationaux mais qui suscitent très peu d’intérêt dans leur pays.

Faure Gnassingbé, qui s’engage enfin à promouvoir la consommation locale doit y aller, avec conviction et détermination, en se faisant, au besoin, violence. Il est évident que sur ce terrain de promotion de la consommation locale, il ne saurait y avoir  meilleure éducation que l’exemple

FRATERNITE

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