JUSTICE LA UNE

Procès Fabrice Adjakly vs Ferdinand Ayité : La peur a changé de camp !

Préalablement programmé sur le 12 août, le procès attenté par Fabrice Adjakly contre Ferdinand Ayité, dans l’affaire «Pétrolegate» est repoussé sur le 19 août prochain. Un nouveau développement qui en dit long sur l’issue de cette affaire qui suscite tant de débats.

Du 12 au 19 août…

C’est par note transmise lundi à la rédaction du journal l’alternative, par l’huissier de la partie plaignante, que l’information a été portée à la connaissance de la partie adverse. Le parquet a décidé du report, sur le 19 août prochain, du procès qui fait suite à la plainte de Fabrice Adjakly mis en cause par le journal L’Alternative, dans l’affaire des 500 milliards FCFA qui seraient détournés dans la commande du pétrole au Togo.

Une semaine donc pour permettre aux uns et autres de peaufiner leurs armes en vue de mieux attaquer ce sujet qui promet de grands déballages à couper le souffle.

Partie remise

Si au niveau de la rédaction du journal l’Alternative, l’on se montre plus rassurant, au regard de la panoplie de preuves à sa disposition, ce report semble visiblement dénoter d’un malaise en cours dans la partie plaignante. «Ça commence ça. Et à cette allure, que l’on ne soit pas surpris que cette affaire soit, chemin faisant, classée sans suite ou que la plainte soit retirée», ironise un acteur de la société civile. Plus loin, persiste un autre défenseur des droits des consommateurs : «Qu’ils veulent ou non, la vérité se saura. Ce qu’ils ont commencé, ils n’ont qu’à avoir le courage de le terminer!», commente, pour sa part, un défenseur du droit des consommateurs.

Tout compte fait, les togolais s’impatientent. À l’unanimité, femmes, hommes, personnes âgées, jeunes et enfants espèrent vivement que la vérité soit dite et que les responsabilités soient situées. Ce report n’est donc que partie remise.

Sale temps pour les délinquants économiques

Cette attente sans pareille constitue, de fait, une sorte pression supplémentaire sur l’ensemble des acteurs mis en cause. Lesquels se rendent certainement compte, à tête reposée, le chaudron sur laquelle ont mis pied. Sauf que le processus semble irréversible, au regard de toute l’ampleur que revêt le sujet aux yeux des togolais qui en ont marre des délinquants économiques qui  siphonnent, à loisir et dans une impunité déconcertante, l’économie du pays.

La Lct, l’autre casse-tête

Visiblement, la peur et l’inquiétude ont changé de camp. En effet, la sérénité dont faisait preuve la partie plaignante au debut se trouve aujourd’hui douchée  lorsqu’on apprend qu’outre l’audit commandité par le ministre en charge du commerce, la Ligue des Consommateurs du Togo (Lct) vient aussi de se constituer en partie civile dans cette affaire. Autrement, Emmanuel Sogadji et son association de défense des consommateurs  portent plainte contre le Comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers (Csfppp) et son ancien Directeur financier, Fabrice Adjakly. Plus que jamais, le processus de rétablissement de la vérité est plus qu’irréversible en sens ce sens qu’aucun subterfuge tendant à diverstir l’opinion ne saurait prospérer.

Plus que jamais solidaire

Pour ce qui concerne votre Journal FRATERNITÉ,  «Leur combat- notre combat», avions-nous déjà titré. Toute la rédaction reste fidèle à son légendaire leitmotiv depuis le début de cette affaire, celui de l’éclatement de toute la vérité. Elle témoignage donc toute sa Solidarité à Ferdinand Ayité et l’ensemble des acteurs engagés pour la cause nationale, loin de tout mercenariat au service du pécuniaire.

FRATERNITE