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Rentrée scolaire 2020-2021 : Rien n’est encore décidé

La semaine dernière, plusieurs média ont évoqué les mesures qui seront en vigueur à la reprise des cours. Entre la réorganisation des classes et des cours étendu au week-end en passant par la construction de nouvelles infrastructures, ce n’est pas les idées qui manquent. Mais à ce jour, tout est encore en étude, selon les sources les plus autorisées.

L’une des casse-tête de ce plan est de trouver des solutions au problème des effectifs pléthoriques dans les établissements publics. En effet, « depuis plusieurs années déjà, l’environnement scolaire dans les écoles publiques présente un visage pale. En plus du déficit de matériels pédagogiques, les salles de classe sont bondées de potaches. Les élèves s’entassent, comme des sardines, loin  des normes internationales », avions-nous  souligné dans notre précédent numéro. Dans certains établissement, on compte jusqu’à 100 élèves dans une seule classe.

Mais il semble que la solution a été trouvée pour respecter la distanciation physique l’une des mesures préconisées pour réduire le risque de l’infection au coronavirus. A en croire, le Ministre des Enseignements primaire et secondaire, Atcha Dedji Affoh, l’effectif des élèves par classe sera ramené à un chiffre raisonnable. « En temps normal, nous avons environ une soixantaine voire quatre-vingts élèves par classe. Mais aujourd’hui avec le coronavirus, cela n’est plus possible. C’est ainsi que nous avons demandé aux directeurs régionaux de faire les choses pour qu’on ait une idée sur les effectifs dans chaque établissement. On prévoit construire avant la rentrée des appâtâmes améliorés, fabriquer de nouvelle table-bancs pour pouvoir repartir les élèves. Cette distanciation sociale est très importante », a déclaré le ministre. On évoque  un effectif de 30 élèves par classe

Des flux seraient donc instaurés pour assurer les cours les matins et après-midi. A cet effet, il est également envisagé, selon le ministre des Enseignements primaire et secondaire un réaménagement des jours de cours. Ainsi, les cours devraient être étendu jusqu’à samedi, y compris les mercredis après-midi. «Nous sommes obligés d’aller à l’école du lundi à samedi », a laissé entendre Atcha Dedji Affoh. Mais tout ceci, selon les dernières confidences du Ministre, sont à l’étape de projet.

Tout est encore à l’étude…

Toutes ces mesures ne sont donc pas encore entérinées. Selon les informations, une commission inclusive composée de tous les acteurs de l’éducation travaille activement sur toutes les propositions mentionnées plus haut. Et pour cause, quasiment toutes ces mesures impliquent d’importants investissements.

En effet, la réorganisation des classes par flux oblige l’Etat à engager du personnel enseignant et à construire de nouvelles infrastructures. Sur le premier point, l’exécutif national pourrait s’appuyer sur les derniers concours de recrutements des enseignants dont les résultats n’ont jamais été communiqués. Talonné par le temps, le gouvernement n’a d’autres choix que de publier finalement ces résultats pour avoir assez de personnel qualifié sous la main. 

C’est au niveau de la deuxième implication que le problème se pose. Construire des infrastructures solides, en effet, en si peu de temps constitue la principale source d’inquiétude de certains acteurs. Si certaines sources avaient évoquées des apatams améliorés pour accueillir certains élevés, il faut dire qu’en cette période de pluie, l’idée ne convainc pas tout le monde. « Chez nous, depuis quelques moments, la période des pluies se prolonge jusqu’à début novembre avec des pluies diluviennes. Je crains que ces apatams ne puissent pas faire l’affaire. On ne va pas lutter contre la Covid-19 en créant un autre problème », explique un Chef d’établissement scolaire dans le nord du pays. Il souhaite une analyse sectorielle de la situation pour des mesures efficaces.

Aussi, s’avère-t-il, que certaines écoles ne disposent pas d’espace pour construire d’autres classes. Que faut-il faire ? La question reste posée.

Le report de la rentrée inéluctable ?

Face à autant d’incertitudes, la rentrée prévue pour le 26 octobre prochain est plus que jamais hypothétique. D’ailleurs, il semble qu’au sein de la commission mis en place pour préparer la rentrée avec des mesures concrètes, le sujet sera discuté. « Une décision sera prise à la fin », indique une source bien introduite. « Le temps ne joue pas en notre faveur. Mais ce n’est pour ça que nous allons prendre des décisions précipitées. Tout doit être passé à la loupe pour prendre la meilleure décision possible », précise notre source.

A un peu plus d’un mois du retour des élèves en classes, rien n’est donc décidé. Mais ce qui est sûr, la commission qui se penche sur les différents scénarii doit tirer les leçons de  l’expérience de la réouverture des écoles en juin dernier.  Une reprise des cours qui s’est relativement bien déroulée malgré quelques ratées. Mais là, les effectifs était presqu’au vingtième de la normale. Sans compter qu’évidement les effectifs augmentant chaque année. L’essentiel est d’avoir une rentrée sécurisée pour tous les acteurs et surtout d’éviter une fermeture de certaines écoles quelques semaines après la rentrée, pour cause de contamination parmi les élèves.

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