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Sotopla: L’Etat reprend enfin ses droits

Depuis mai 2019, les brises d’une nouvelle ère ont commencé par souffler sur la section de la Direction des transports routiers qui offre les services de réalisation et fixation des plaques d’immatriculation ainsi que la gestion des visites techniques. En effet, par contrat de concession rentré en exécution le 09 Juillet 2009 et pour 10 ans, l’Etat togolais a concédé à une structure privée qui se déclarera Sotopla-Ceva, ces tâches réservées à la Direction des Transports routiers. Mais il se trouve que depuis quelques mois, des voies de faits, des bisbilles et autres remous du personnel ont ameuté la curiosité des observateurs.

Laxisme légendaire

« SOTOPLA une décennie d’anomalie et l’Etat ne dit rien » avions-nous titré dans notre parution 307, du 20 Mars dernier où nous sommes une fois encore revenus sur le laxisme de l’Etat dont fait preuve l’Etat togolais dans la gestion du contrat de concession qui le lie avec ce prestataire privé. Un laxisme qui est devenu légendaire à l’Etat togolais et dont les conséquences ont été entre autres les factures salées qu’ont coûtées au contribuable les ruptures des contrats de concession avec le Groupe Accor dans le cas de l’hôtel Sarakawa ou le groupe Elyo dans le cas de la Ceet pour ne citer que ces exemples.  Mais l’Etat togolais, peut-être, au mérite des cris de la presse semble résolu à redresser la barre. Et cette nouvelle dynamique va commencer par Sotopla.

La Ministre Kassa a pris ses responsabilités

Par courriers signés de la Ministre des transports et des infrastructures, fin Avril dernier l’Etat a signifié au Directeur Allado de Sotopla, la fin de l’aventure. D’abord, la ministre a informé de la mise en place par l’Etat d’une commission pour la réalisation des inventaires, le contrat étant arrivé à terme. Ensuite Madame Kassa-Traoré a signé à Sotopla une mise en congé non renouvelable. La ministre Kassa a décidé par ailleurs de la mise en place d’un comité de suivi interministériel pour gérer la transition.

Il se souvient qu’une mission effectuée par la Banque mondiale il y a quelques années a conclu à des insuffisances monstres tant dans la qualité que dans l’efficience des visites techniques réalisées au Togo pour la sécurité routière. 

Le rapport qui a par ailleurs souligné la curiosité du faible taux de rejet 2% au Togo contre près de 20 % en France a par conséquent recommandé à l’Etat la nécessité de renforcer l’inspection de la visite technique ce qui doit en substance permettre de reduire les incidences d’une visite technique bâclée sur la sécurité routière et mettre en place les mécanismes d’une meilleure traçabilité des véhicules en circulation sur le territoire national.

FRATERNITE

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