LA UNE SANTE

Togo : Désert de moyens dans les formations sanitaires du grand nord

Environ  1,6 million d’Africains  sont morts, en 2015, du paludisme, de la tuberculose et des maladies liées au VIH. Selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), ces maladies peuvent être évitées ou traitées grâce à un accès rapide à des  médicaments. Au Togo, dans les localités rurales, les médicaments manquent cruellement.

Sans accès aux médicaments, les populations  rurales sont plus susceptibles de contracter l’une des trois  maladies qui font le plus de morts  sur le continent : le paludisme, la tuberculose et le VIH/sida. Les chiffres indiquent que 50 % des enfants de moins de cinq ans qui meurent de pneumonie, diarrhée, rougeole, de la tuberculose et du paludisme sont africains. Au Togo, le problème de la disponibilité des médicaments se pose avec acuité. Dans les milieux reculés du pays, il est même doublé d’un manque de personnel qualifié.

Cas des districts  sanitaires  de l’Oti et  Oti-Sud

Début février 2022, l’évaluation des activités dans ces deux districts sanitaires situés dans la région des savanes, la région la plus pauvre du pays, a révélé plusieurs difficultés. « Les districts  sanitaires  de l’Oti et  Oti-Sud  ont  été  confrontés à  certaines  difficultés telles que la faible  disponibilité  en  ressources humaines  qualifiées, la  faible  disponibilité  des médicaments génériques à la Pharmacie  régionale, une  faible  accessibilité  de la formation  sanitaire surtout en saison pluvieuse », ont fait savoir les responsables sanitaires de la localité.

Dans une région où les populations sont majoritairement pauvres, cette situation ne fait que contribuer à la réticence de la fréquentation des hôpitaux. C’est dans ces conditions que le Président de la République, Faure Gnassingbé a trouvé judicieux d’annoncer la construction de nouvelles formations sanitaires. « Dans le domaine de la santé, la construction d’unités de soins périphériques communément appelées les USP dans toutes les régions, de même que la réhabilitation des infrastructures et leur équipement donneront corps, au cours de l’année 2022, au projet « services essentiels de qualité pour une couverture sanitaire universelle », a-t-il déclaré en décembre dernier lors de son vœux à la nation.

Pendant ce temps, dans l’Oti, les responsables sanitaires se demandent comment faire doter  les  Unités  de Soins Périphériques (USP) de  matériels  biomédicaux et faire venir des accoucheuses auxiliaires d’Etat.

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