LA UNE POLITIQUE

Togo/ Organisation des prochaines Locales:Mgr Kpodzro, rejoint FRATERNITÉ

Le Togo chemine vers l’organisation des prochaines élections locales, trente deux (32) ans après la dernière tenue en 1987. En prélude à ce scrutin qui réorganise la gouvernance politique à la base, le gouvernement a annoncé, il y a quelques jours, une imminente révision électorale qui devra s’étaler sur trois jours. Une annonce qui ne fait pas l’unanimité.

FRATERNITE alerte, Kpodzro s’y joint

Dans sa parution 310 du 10 Avril 2019, au delà de l’incurie que nous avons dénoncé dans la sortie opérée par le ministre Boukpessi de l’administration territoriale, en lieu et place de la Ceni, nous avons alerté sur la grande nuance qu’on ne peut point se permettre d’occulter entre les élections locales et les législatives.  ” En effet, ils sont nombreux ces togolais qui franchissent la barre de l’âge de vote, sans compter ceux qui recouvrent leurs droits civils et politiques. Et le droit de vote n’est pas une faveur. Par ailleurs, décider d’une révision de trois jours relève du non sens dans la mesure où le Togo, à ce jour, ne dispose aucune liste électorale pour les locales. Ce qui doit automatiquement impacter sur les cartes d’électeurs devant comporter la mention «Quartier où commune de résidence» pour autoriser l’électeur à se prononcer dans le choix de son représentant au conseil municipal.” avions-nous écrit. Qui plus pour de vraies élections locales, basée sur le principe cardinal de la redevabilité vis-à-vis des mandants, un résident de Djankassè ne peut pas aller se prononcer sur le choix d’un représentant local à Djarkpanga. On ne saurait assister encore  comme le 20 décembre dernier aux cas de certains localités comme dans le Bassar ou l’Est-Mono et autres où on leur a parachutés de parfaits inconnus comme députés. Une analyse qui donne raison  à une pareille qu’avait fait l’ex membre de la Ceni, Jean- Jacques Têko de l’Anc.

Devant la presse hier mardi, Mgr Philip Fanokpo Kpodzro a appelé à un nouveau recensement électoral. « Vous savez que des centaines de milliers de nos compatriotes ne s’étaient pas fait recenser lors des premières opérations en ce sens et pour des raisons évidentes que vous connaissez tous. Le peuple togolais malgré ses apparences pacifiques à la limite exagérée, est capable de rupture», a-t-il expliqué. Et de poursuivre sur un ton ferme : «Nous voulons que les recensements soient repris ici et maintenant, peu importe les coûts ».

Le Prélat qui, à l’occasion, avait à ses côtés, des responsables des Églises presbytérienne, pentecôtiste et évangélique, en a encore profité pour inviter, une fois encore, le pourvoir de Lomé à libérer les détenus politiques, comme Kpatcha Gbassingbé et les leaders du Parti national panafricain (Pnp) arrêtés au lendemain de la marche du 13 avril dernier.

Droit dans le rôle de Pasteur !

Une fois de plus, l’ancien Président de la Conférence nationale souveraine (Cns) a vu juste. Par cette nouvelle sortie, somme toute salutaire, Mgr Kpodzro démontre à suffisance la nécessité du rôle sociétal des Hommes de Dieu en faveur de leur communauté. Autrement, l’ancien Président du Haut conseil de la république (Hcr) se trouve bien en phase avec la logique défendue, il y a encore quelques jours sur le sujet, par FRATERNITE.

Il faut s’attendre qu’au sortir de leur formation actuellement en cours à Kpalime, les membres de la Ceni se mette en situation pour refondre ce qui fait office de fichier électoral de fait aujourd’hui au Togo.

FRATERNITE

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