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Velléités de septennat présidentiel: La comédie des alliés de UNIR au Parlement

Après l’ouverture, le 02 avril dernier, de la première session parlementaire, tous les yeux sont tournés vers l’Assemblée Nationale d’où est vivement attendue par les Togolais, l’opérationnalisation des réformes institutionnelle et constitutionnelle. Une attente encore plus perceptible, au regard de l’enjeu de ces réformes pour les locales proposées pour fin juin par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Que les réformes voient le jour !

«Ceci annonce la mise en œuvre des réformes attendues par tous les Togolais et constitue une réponse tangible de l’Exécutif de consolider la démocratie dans notre pays et de maintenir entre les différents acteurs politiques, un climat de concertation et de tolérance », a annoncé, du haut de son perchoir, tambour battant, Tsegan Yawa, la Présidente de l’Assemblée nationale, à l’ouverture de la session. Session suivie, plus tard par la mise en place des Commissions dont celle des Lois devant statuer sur le texte soumis en étude.

Réunis hier, les députés de la majorité, selon les informations, ont proposé un texte constitutionnel avec un mandat de six (06) ans renouvelable deux (02) fois, soit 18 ans pour les députés. Et ensuite, un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois pour le président de la République, soit 14 ans. En clair, une fois le texte adopté, Faure Gnassingbé pourrait s’offrir un règne qui court jusqu’en 2034. Pathétique ! Le  plan de Faure pourrait consister à liquider crescendo, l’opposition traditionnelle au détriment d’une opposition marionnette qu’il aura pris soin de tailler à sa guise.

Jouer la montre…

Force est de constater que l’Exécutif, fidèle à sa méthode de dilatoire et de subterfuges, semble jouer encore la montre. Une vive envie de tenir les élections locales est au bout des lèvres, et est brandie comme la priorité de l’heure. Pour ce faire, la Commission nationale électorale indépendante (Ceni) déroule, d’ores et déjà, sa feuille au travers de la formation des Opérateurs de saisie (Ops), avec l’ouverture prochaine d’une période de révision électorale. Pendant ce temps, le parti au pouvoir procède à la formation de ses militants sur la notion de la décentralisation et surtout sur les enjeux des Locales. L’opposition, pour sa part, bien que divisée sur la méthode à adopter pour y participer, se prépare activement pour cette joute électorale. Une première depuis plus de trente ans qui viendra mettre un terme aux délégations spéciales actuellement existant, au détriment des communes pour une réelle gouvernance à la base.

De parfaits comédiens

C’est ici que se dévoile le cirque que joue au parlement UNIR et ses alliés. Ces derniers jouant à de faux contestataires du projet de réformes introduit par leur parrain majoritaire. Or, tout le monde sait que c’est une cantate bien conçue et dans laquelle il sne jouent que le rôle qui leur a été confié dans les coulisses. Fort heureusement, que le manège est si vieillot et puéril que ça ne capte personne. La suite les Togolais l’attendent avec stoïcisme sans baisser les bras dans l’espoir d’un Togo où la régence, la loi du clientélisme, de la brutalité, la loi du nerf au lieu des neurones, va s’enhiler pour donner du respect à l’excellence à la vérité, bref au juste respect de ce qui suscite admiration et exemple.

De l’urgence pour le Car de joindre l’acte à la parole

Revenant sur la question des locales et des réformes, on se souvient qu’en février dernier, lorsque le gouvernement, à travers le ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales,  a démarré la consultation des différents acteurs politiques dans la perspective des locales, le Comité d’action pour le Renouveau (Car) ne s’était pas fait prier. La délégation du parti de Me Yaovi Agboyibo a clairement fait comprendre au ministre Payadowa Boukpessi, l’exigence des réformes politiques avant la tenue de toute élection au Togo. Ces réformes qui, depuis 2006, et pour des calculs politiciens, sont toujours renvoyées aux calendes grecques.

C’est donc le moment propice pour le Bélier Noir de Kouvé qui a toujours juré par l’Accord politique global (Apg) de montrer son pragmatisme. Plutôt que de prétendre prendre le devant du reliquat de la C14- ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, le parti rouge gagnerait plutôt à agir dans le but de contraindre le pouvoir de Lomé à se plier à cette exigence (sans les réformes, pas d’élection) qui frôle le bon sens. Cela sera d’un appui sans égal à l’opposition dont la participation hante d’une manière ou d’une autre et ce, à plus d’un titre, le pouvoir de Lomé, dans sa peur bleue de perdre le contrôle des grandes villes du pays.

FRATERNITE

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