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Victoire Biaku sur les traces de Bella Bellow !

En quelques semaines, Victoire Biaku 26 ans et étudiante en comptabilité de gestion est passée de l’ombre à la lumière. La jeune togolaise a remporté le samedi dernier, The Voice Afrique Francophone, une compétition à l’échelle continentale destinée aux futurs talents de la chanson en Afrique particulièrement francophone.  Entre un encadrement  studieux et le début d’une carrière, c’est maintenant que le plus concret commence pour  la nouvelle pépite de la musique togolaise.

La saison 2 de « The Voice Afrique Francophone », un concours d’interprétation de chant organisé à l’endroit des jeunes de l’espace francophone, a consacré Victoire Biaku. Après les auditions, les « battles », les épreuves, la jeune togolaise s’est ouverte la porte de la finale. En concurrence avec un camerounais pour la grande finale, le public à travers un système de vote par sms a désigné Victoire Biaku gagnante. Un  dernier round qui a été d’ailleurs  très serré entre les deux talents  de par leurs interprétations remarquables.

Dans un message court, posté sur sa page facebook  officielle la championne a tenu à témoigner sa reconnaissance à tous ceux qui, de près ou de loin, d’une manière ou d’une autre ont contribué à sa victoire. « Il fallait bien que je prenne le temps de remettre de mes émotions. Les événements se sont tellement vite enchaînés… Y’aurait-il une expression magique pour dire combien de fois je suis reconnaissante pour tout cet engagement et cet amour que vous m’avez témoigné ? S’interroge gaiement la lauréate avant d’ajouter « Je vous dis à toute et à tous tout simplement un MERCI du fond du cœur pour m’avoir permis d’arriver au bout de cette aventure. Dieu vous rende mille fois vos bienfaits».

Une victoire qui vient réconforter, cette candidate malheureuse de l’édition 2016, du concours national musical 228 T Factor grâce non seulement  à son talent mais  aussi au soutien sans faille des Togolais, qui ont massivement voté pour elle lors des phases finales.

Certaines personnes voient déjà en elle, l’incarnation de Bella Bellow, l’une des plus belle voix que le Togo a connues.

Sur les traces de Bella Bellow ?

Comme c’est le cas de Victoire Biaku, Bella Bellow a gagné une grande compétition vocale avant de s’éclore aux yeux du monde. En avril 1966, la participation de Bella Below au premier Festival mondial des arts nègres à Dakar au Sénégal lui a ouvert la voie d’une consécration internationale. Pour réussir, elle s’est faite entourée d’une équipe d’hommes de poigne pétris de talents : Slim Pezin à la guitare, Jeannot Madingué à la basse, Ben’s à la batterie et Manu Dibango au clavier et à l’arrangement. Avec son équipe, elle s’est faite une renommée internationale qui demeure aujourd’hui malgré sa mort prématurée. Victoire Biaku semble marcher sur les pas de la Diva nationale.

Après l’euphorie de cette triomphe,  Victoire Biaku doit maintenant démarrer une carrière. Et c’est là que le plus concret commence.

Maintenant, le plus dur commence

En matière de voix féminine, le Togo n’en manque pas. Mais suelement voilà, il y a un manque cruel d’encadrement. Comme souligné plus haut pour réussir, son illustre ainée s’est entourée d’une équipe de musiciens aguerris. Aujourd’hui, Victoire Biaku doit faire de même si elle attend réussir dans ce domaine. Certes elle a le talent mais cela ne suffit pas pour faire une carrière. Elle doit continuer de travailler pour peaufiner ce talent pour la fructifier.

De ce fait, elle aura besoin d’un soutient des instances étatiques en la matière. Plutôt laxiste quand il s’agit d’accompagner les artistes, le ministère de la culture doit impérativement revoir ses plans pour assurer un avenir à ces jeunes talents connus. Certes, le Togo dispose désormais d’un Fonds d’aide à la culture mais il faut une transparence sur les critères d’éligibilité à ce fonds pour que les jeunes talents comme Victoire Biaku puissent en profiter.

Revenue, le mardi 17 avril 2018 à Lomé, elle a été accueillie par le Directeur du Cabinet du ministre de la culture et King Mensah. L’on espère qu’au-delà d’un simple coup de face, c’est le début d’un encadrement soutenu qui la verra porter encore haut les couleurs de son pays.

Koffi Miboussomékpo

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